LA ROUGNA

10 décembre 2008

PATRICK VILLARDRY : UN PRÉSIDENT QUI PREND “LA GROSSE TÊTE” ?

La prochaine Assemblée Générale Annuelle de la SDA de Nice qui aura lieu le 13 décembre 2008 à 14h à l’hôtel Negresco devra faire ressortir le bilan d’action d’une année de présidence de Patrick Villardry. Élu sur la liste des opposants à Madame Tholozan puis à Monsieur Calza, celui-ci s’était engagé publiquement à jouer la transparence. Pourtant...

Il apparaît que le bilan annuel de sa présidence risque d’être fortement critiqué. Le président aurait “pris la grosse tête” et n’en ferait “qu’à sa tête” peut-on entendre ici et là. Il incombera simplement aux adhérents de faire valoir leur implication réelle dans leur adhésion à la protection des animaux en s’inquiétant de la vérité par des preuves tangibles lors de cet unique rendez-vous collectif.

Pour l’heure, l’analyse d’éléments, à priori futiles pourraient apparaître quelque peu troublants pour les plus perspicaces.

En novembre, les adhérents de la SDA de Nice ont reçus leur convocation toute naturelle, avec en-tête officiel de la SDA, à l’A.G. annuelle du 13 décembre 2008. Quelques jours plus tard...

Ces mêmes adhérents ont reçu un second courrier provenant de la SDA, plus précisément de Monsieur Villardry. Ce courrier n’est pas imprimé sur du papier officiel à en-tête de la SDA. Il y invite les adhérents à revoter pour lui et y joint un courrier d’éloges personnelles et privées émise par une célébrité. Les adhérents naïfs n’y verront que du feu. Pour les autres...

> Pourquoi certains membres très actifs et connus de tous pour leur engagements concrets envers la SDA n’apparaissent plus dans cette liste ?

> Pourquoi propose-t-il à leur place une nouvelle liste de collaborateurs au Conseil d’Administration ayant de tels profils ?

> Pourquoi joint-il à ce courrier non officiel une lettre privée et personnelle d’une personne extrêmement publique et aimée des français, Brigitte Bardot ?

Lorsqu’on parcours les noms des nouveaux compagnons que Patrick Villardry présente pour que les adhérents votent pour sa liste, il apparaît un fort problème d’éthique, de morale et de sérieux qui force à l’interrogation. En effet, un personnage épinglé publiquement en A.G. pour son laxisme face aux diverses malversations de sa présidente Madame Tholozan refait surface alors qu’il n'a pas plus agit pour la SDA aujourd’hui qu’hier. Ainsi Monsieur Roux , revient en force sur la liste que propose Monsieur Villardry. Rappelez-vous, il était administrateur dans ce Conseil d’Adminisration qui a laissé faire, pendant des années, les maltraitances envers les animaux, le manque de soins, qui a laissé Madame Tholozan s’arranger avec un vendeur de croquettes escroc qui s’est volatilisé, qui a laissé Tholozan dilapidé l’argent des donateurs, etc... Après avoir publiquement affirmé que les administrateurs qui ne s’impliquent pas dans la mission de protection de animaux seront évincés, monsieur Villardry tourne sa veste et propose de ramener les “vieux fantômes” dans la gestion de la SDA. Il n’échappera pas aux adhérents d’en demander de justes explications.

Du côté des nouveaux venus dans cette liste soumise par le président, certains choix apparaissent surprenants et invitent à la réflexion : derrière le métier de ces personnes, y'a-t-il une véritable expérience  physique dans la protection et le sauvetage d'animaux maltraités et/ou abandonnés ? Il sera donc utile de se renseigner sur leurs expériences et motivations avant de leur offrir les pleins pouvoirs pour gérer la SDA.

Quant aux membres très actifs encore aujourd’hui qui n’apparaissent pas sur sa liste, il sera du devoir des adhérents d’en réclamer simplement les raisons. Des raisons uniquement liées au bon fonctionnement de la mission de la SDA il va sans dire.

Donc dans son courrier adressé aux adhérents, Monsieur Villardry y rajoute une lettre d’éloges privée rédigée à son attention par Brigitte Bardot.  Avec tout le respect que chacun peut avoir envers l’engagement de cette femme en faveur des animaux, il est surprenant de constater une telle mise en scène. De plus, Madame Bardot, c’est d’une logique à toute épreuve, ne sais absolument pas ce que fait concrètement monsieur Villardry à son poste de président puisqu’elle ne vit pas ici et ne participe en rien au travail quotidien qui incombe à la SDA de Nice. Pourquoi ce stratagème ? Pourquoi se servir d’un courrier personnel d’une personnalité pour “s’acheter” une bonne conduite ?

Au-delà de cette proposition de liste pour le moins nébuleuse, les adhérents devront réclamer des comptes sur le bilan financier, les avances concrètes des dossiers en justice, des actions de stérilisation (unique procédé respectueux des animaux pour limiter leur prolifération), etc....

Faudra-t-il également demander au président si les photocopies et l’envoie de sa candidature à tout le fichier des adhérents furent réglés par ses deniers ou ceux de la SDA ? Comme il l’a promis l’an passé, à toutes ces questions, Monsieur Villardry devrait répondre en toute transparence.

Delphine Delétang

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09 décembre 2008

Lettre d'un adhérent

Mesdames, Messieurs,

Je vous adresse aujourd'hui ce courrier à vous qui, pour une raison ou une autre, êtes impliqués dans la gestion du refuge de la Conca situé à Tourrette Levens.

Outré, comme de nombreuses personnes, par ce que les chiens et chats ont enduré du temps où Madame Tholozan présidait la SDA, j'ai tout récemment adhéré à l'association pour aider, modestement, la nouvelle équipe.

Or, j'ai depuis reçu des copies de courriers qui me laissent à croire que les soins portés aux animaux sont trop souvent négligés....
J'ai eu vent que, sans la pression de certains administrateurs ou bénévoles, les chats n'auraient reçu des soins que s'ils étaient arrivés à l'article de la mort...
J'ai entendu parler de négligences envers des chiens comme Sultan, Ouragan, Daisy, Kiwi, etc...


Durant cette prochaine Assemblée Générale (AG) du 13 décembre, j'aimerais bien que nous soient données des explications quant au harcèlement morale dont Mlle ROMANO, ex-employée, semble avoir été victime de la part du Président VILLARDRY.
A ce sujet, et au cas où une action serait menée devant les tribunaux à l'encontre de Mr VILLARDRY, je demande à ce que soit votée une motion afin que celui-ci se défende à titre personnel et non avec les fonds et soutien de la SDA.

En dernier lieu, je souhaite contester les divers points d'irrégularités qui jalonnent la lettre de convocation à la prochaine AG:

1) Au sein d'une association loi 1901, tout adhérent a le droit de postuler à un siège au Conseil d'Administration (CA) et il peut se décider en dernière minute lors de l'AG.
Il en résulte que n'est pas recevable le fait de devoir absolument postuler avant le 10 novembre 2008.

2) Jusqu'au jour de l'AG, tout adhérent est en droit de reverser sa cotisation pour régulariser sa situation et pouvoir participer au vote.
La date butoir du 3 décembre ne peut donc être acceptée pour bloquer les renouvellements de cotisations.

3) Tout adhérent est en droit de consulter le bilan financier, et ce à tout moment. Une copie des documents peut même lui être remise s'il le désire.
Il apparaît donc que les actuels statuts ne sont pas conformes à la loi 1901 s'ils obligent tout adhérent à se déplacer au siège de la SDA pour consulter les documents comptables.

4) Il est inconcevable de nous imposer une élection "à liste" pour le renouvellement du CA. Contrairement à ce qui nous est indiqué dans la convocation, un bulletin ne peut être rejeté si des noms de postulants sont rayés et remplacés par d'autres.

J'espère donc que cette prochaine AG se déroulera en bonne et due forme afin de ne pas entraîner la SDA dans des péripéties qui lui seraient préjudiciables. Car, au final, ce sont les animaux qui pourraient encore en subir les conséquences.

Cordialement,
Didier Le Gall

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29 décembre 2007

La Rougna 3

Société de Défense des Animaux de Nice (SDA)

AVEC LE NOUVEAU C.A., DU NOUVEAU ?

Les nombreux remous* qui ont secoué à juste titre la SDA restent un sacré fardeau à porter pour les membres du nouveau conseil d’administration élus. Des plaintes en justice en cours aux chambardements organisationnels, jusqu’aux travaux d’aménagement réalisés, la nouvelle équipe dit vouloir jouer la transparence.

Quelques jours après leur élection, le local d’accueil du siège social subissait un indispensable lifting hygiénique et les chats été enfin tous mis à l’adoption. Des chats catalogués “inadoptables car associables” par l’ancienne présidente et ses sbires ont pourtant trouvé un foyer sûr et durable. Le pire fut, semble-t-il, le rangement des nombreux papiers, dossiers, factures et autres imprimés importants accumulés en vrac et non traités par les anciens dirigeants.

Côté chenil, la démolition des enclos intérieurs demeurait l’une des priorités des opposants à madame Tholozan pour assurer un meilleur cadre de “vie” aux chiens abandonnés. Pour 3 803 euros se fut fait. Des frais de vétérinaires furent également vite engagés pour assurer le check-up de tous les chats. Enfin, le règlement des factures en attentent se réalisa rapidement malgré les avis contraires de certains membres du CA.

En plus d’agir sur les dossiers sensibles exposés au grand jour par de fortes mobilisations de rue des opposants à la “méthode” Tholozan et par le journal, “La Rougna - Enquête dans les coulisses de la SDA” distribué à plus de 2 000 exemplaires dans les lieux publics de Nice, il leur faut aussi assurer le quotidien qui “crache” chaque jour son lot d’abandons et de maltraitances. Même une seule journée à la permanence démontrerait aux plus septiques que deux mains n’y suffisent pas. Au refuge aussi, plus il y’a de bénévoles, plus l’attention à chaque animal peut être donnée. La force est dans le nombre paraît-il. Du nombre il en faut. Dans les faits, combien s’impliquent ? Combien critiquent ? Il n’y aurait pas de bonnes solutions, que des mauvaises. Mais toujours s’interroger sur la moins mauvaise pour l’animal... Pas facile. Savons-nous toujours exactement quoi faire face à la détresse, à chaque instant, quotidiennement... quand on ose la regarder en face ? Ecouter, s’informer et apprendre auprès des gens de terrain pose aussi des problèmes pour certains membres, mais le travail se fait tant bien que mal. Les erreurs sont humaines, la bêtise aussi.

Le projet d’établir une cartographie des îlots de chat errants est au demeurant d’une importance capitale. Mais il faut composer avec la facteur humain. D’autres problèmes commencent alors. Les nourrisseurs de chats errants ne sont pas tous disciplinés et responsables. Déposer des gamelles de nourriture ne suffit pas. Il faut compter, surveiller, soigner si besoin et surtout stériliser. Un  couple de chats non stérilisé peut engendrer plus de 12 500 chats en 5 ans. Mauvaise foi que de penser que les poubelles et les quelques rats qui résistent à l’anéantissement programmé de la biodiversité locale puissent nourrir tous ses ventres affamés. Autre problème concret : l’âge moyen des nourrisseurs de chats errants actuel avoisine les 70 ans... que deviendront donc tous ces chats “assistés” lorsque leurs dévoués seront décédés ?

Les changements survenus dans le personnel de l’association ont démarré par le licenciement de la directrice “fictive” de la SDA nommée par monsieur Calza*2 pour un salaire mensuel de 3 000 euros. Cette incongruité avait lors soulevé un tollé de protestations sans faire sourciller son instigateur. Les embauches de complaisances sous madame Tholozan et monsieur Calza allaient cesser. Le licenciement des deux aides administratives s’effectua également dans les règles du droit du travail. Le licenciement de la gardienne du chenil s’avérait selon des témoignages de bénévoles et de membres du CA indispensable. “L’hôtesse d’accueil” du siège social qui officiait depuis plusieurs années comme  instrument indispensable à la “méthode” Tholozan fut aussi évincée après avoir reçu un traitement de faveur pour l’encourager, sans succès, à modifier son fonctionnement mécanique agressif et hostile à favoriser des conditions d’accueil décentes envers les animaux recueillis.

La démission de certains membres du CA élu par les adhérents sous la présidence de Calza apparaît opaque. Entre les points de vus divergeants, les actes de “sabordage”, la lassitude et les petites envies perso, il ne reste guère grand monde pour faire face. La poignée d’irréductibles ne compte pourtant pas plier malgré le comportement néfaste de certains membres et de certains bénévoles. Au dernières nouvelles, le nouveau gardien du chenil a également posé sa démission. Le défi à surmonter n’est pas simple et d’autres embûches les attendent forcement mais le président l’affirme haut et fort “on ne baissera pas les bras”. Toutefois, des bras en plus ça ne ferait pas de mal... Delphine Delétang

* cf. La Rougna 1 et 2 en fin de ce blog - en bas de page cliquer sur "page suivante"
*2 cf La Rougna 2


1ÈRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE
DU NOUVEAU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Samedi 1er décembre 2007
14h30, hôtel Negresco à Nice
DSCN4037

Le tout dernier président, Patrick Villardry*, ouvre l’assemblée générale devant une salle comble. La SDA revient de loin. Les collaborateurs indésirables des anciennes équipes de madame Tholozan et monsieur Calza ont enfin étaient évincés. Mais c’est d’une situation catastrophique qu’hérite la nouvelle équipe pourtant motivée à redorer l’image de la plus ancienne association de protection des animaux de Nice.

Sur grand écran, les portraits de chiens à adopter au refuge de la Conca  tournent en boucle. Patrick Villardry présente les membres présents de son Conseil d’Administration élu lors de la dernière assemblée générale présidée par monsieur Calza, alors président par intérim.

- Monsieur Roux : ex-président élu à la dernière AG, démissionnaire, tjrs membre du CA , déjà membre du CA avec les ex équipes Tholozan et Calza.
- Mme Ganancia
- Monsieur Lupo : commissaire aux comptes
- Madame Alziari : vice-présidente
- Madame Elissalt : déjà membre du CA avec les ex équipes Tholozan et Calza.
- Madame de Poulpiquet : avocate de la SDA
- Madame Olivain : secrétaire adjointe

Madame Huberman intervient très critique envers les membres actuels du CA déjà en place sous Tholozan et Calza... "à cette époque ils n’ont rien fait alors pourquoi feraient-ils maintenant !”.

* Patrick Villardry, à la demande du président démissionaire, monsieur Roux, élu par les adhérents de la dernière assemblée générale extraordinaire du 16 décembre 2006 a pris ses fonctions de président de la SDA le 7 juin 2007. Il est par ailleurs adjudant chef sapeurs pompiers de Nice et tient un centre d’apprentissage pour chiens à St-Laurent-du Var.

Le refuge en images

DSCN4036Projection d’un court métrage tourné par Karine dans le chenil de la Conca. Chaque plan est commenté par le président fier de montrer les changements promis : “toutes les lumières des boxes des chiens fonctionnent et ont été acquises et posées gratuitement. Du matériel de toilettage a été offert par une ancienne toiletteuse pour chiens. Des cours de formation sont délivrés aux bénévoles pour mieux encadrer les chiens et leur apporter un soin affectif qui allie l’esthétique et la présence. Le double but est de s’occuper différemment des chiens en dehors des boxes et de leur permettre d’être le mieux présentable possible pour pouvoir être adoptés”.

Gros plans sur les fiches d’organisation de sorties des chiens du refuge et des fiches pré-adoptions à remplir par de futurs adoptants. Zoom sur la nouvelle infirmerie du refuge et sur le terrain “aire de détente” justement critiqué. “C’est notre futur objectif avec le toit du chenil qui prend l’eau. Des sommes astronomiques ont été mises dans ce chenil avant et sans résultat”, justifie le président sur les dernières images du film. Applaudissements. Une machine à laver le linge industrielle en remplacement des deux petites machines à laver a également été offerte par une adhérente. Selon le président, “une partie de la chatterie va être modifiée”.

Adoptions : depuis avril 2007, 75 chiens adoptés dont 11 ramenés au refuge par leur adoptants. Donc, 65 adoptions réelles de chiens en 8 mois.

Nouveaux statuts

Selon l’ordre du jour annoncé, Patrick Villardry explique que les nouveaux statuts réactualisés par son conseil d’administration vont être soumis au vote des adhérents. Dans la salle, madame Huberman prévient que “le ministère de l’intérieur n’est pas au courant”.

Madame Elissalt rappelle les conditions de vote et précise que cela sera soumis au Ministère. Si celui-ci ne donnait pas son accord, il faudrait à nouveau revoir les statuts et les soumettre ultèrieurement au vote des adhérents. “On n’a pas touché au but de la SDA ni à l’adresse de son siège social”, précise-t-elle avant de d’expliquer que “sur 29 articles, 14 seront modifiés” après validation ou invalidation par les votes à bulletins secrets. “Article par article je vais lire celui qui existe et celui ensuite par lequel on le remplacera, le modifiera. Désormais le conseil d’administration sera plus sélectif pour “accepter” les adhérents”. Madame Huberman l’interrompt par divers reproches liés à sa présence dans les conseils d’administration précédents. Elle coupe court :  “vous vous parlez, nous nous faisons !”.

Un adhérant, monsieur De Vienne, demande si les articles des statuts sont négociables ou pas. Maître de Poulpiquet déclare que non et rappelle que les articles modifiés par le CA étaient consultables au siège, que tous les adhérents en on été informés avant la clôture de la consultation. Patrick Villardry rajoute que seules trois personnes sont d’ailleurs venues faire des propositions.

De 12 membres dans le CA actuel et tous les précédents, le nouveau CA souhaite passer à 9. Il est précisé que certains membres élus n’apportent pas de contribution active. La lecture des nouveaux statuts par madame Elissalt se poursuit devant les adhérents concentrés. Madame Huberman intervient pour demander si tous les adhérents dans la salle sont à jour de leur cotisation puisque le vote des statuts va se faire à main levée. Il lui est rappelé que l’AG du jour est toujours sous les anciens statuts.

Concernant les futures conditions d’acceptation des dons et des legs, la salle applaudit. Madame Huberman rappelle que le legs doit être approuvé par les adhérents sinon se sera rejeté par le Ministère. Le président coupe court : “on est là pour changer la SDA, il faut qu’on avance”. Madame Ellisat rappelle que madame Huberman a attaqué la SDA en justice “et vous savez combien ça nous a coûté !”.

L’avocate poursuit son explication sur les legs, les autorisations de l’État et du CA. Madame Huberman se lève précipitamment “l’autorité de tutelle ne fait pas son travail concernant le terrain du mont Chauve. Et ce terrain qu’est-ce que vous allez en faire ?”. Villardry lui répond : “il a été mis en vente et deux acheteurs potentiels sont sur le coup”. Brouhaha. Madame Huberman se fait huée par l’assemblée car elle ne cesse d’interrompre et de revendiquer des reproches sur les acquisitions alors que madame Elissalt parle de dons et de legs. Monsieur De Vienne tente de lui traduire la différence entre les deux concepts et de rétablir le calme. L’avocate lit l’article 15 et la salle applaudit car les legs sont soumis au vote de l’AG. “Des retraits de fonds en liquide, je vous rassure tout de suite, chez nous y’en aura pas !”, affirme au micro le président. Fin de lecture des statuts sur l’article 22.

Vote des statuts

Longue pause. Chaque adhérent est invité à voter immédiatement à bulletin secret “POUR” ou “CONTRE” les nouveaux statuts énoncés.

Bilan moral

Reprise de l’AG. Janine Elissalt présente le bilan moral de la SDA pour l’exercice du 1er avril 2006 au 31 mars 2007 : “On sera vraiment gestionnaire après cette date”. Un rappel est donné sur la plainte déposée contre Simmonet et la société IMP (relatif au terrain et construction refuge au mont chauve).

Il est également précisé que le poste nourriture et désinfectants est passé de 130 000 euros (sous Tholozan et son fournisseur de croquettes monsieur Moujaes) à 10 237 euros (avec un peu moins de chiens aussi).

Il est rappelé que ce CA est vraiment là depuis moins de 3 mois. Deux administrateurs ont quittés le CA mais leurs noms ne sont pas communiqués.

Le bilan des actions déjà réalisées est donné : nouveaux imprimés, meilleur contrôle de la nourriture, recrutement de bénévoles, création d’un nouveau site internet puisque monsieur Moujaes n’a jamais remis les codes d’accès de celui qu’il avait facturé à la SDA plus de 8 000 euros, diffusion de 3 bulletins de liaisons aux adhérents, une embauche, licenciements (aucune information n’est donné sur l’identité des membres du CA qui ont démissionnés ni sur les personnes licenciées), négociations des factures de téléphone et d’EDF, recherche de financements, mise en place de contrat de parrainage pour chiens et chats du refuge, convention de stérilisation avec les communes en cours.

Vote des comptes

Monsieur Lupo, commissaire aux comptes, déclare avoir validé les comptes et rend son rapport personnel. Madame Elissalt rappelle que les comptes doivent être approuvés, “pour approuver les comptes de cet exercice il faut approuver les comptes précédents qui n’ont pas été approuvés en 2005 et 2006”. Vote à mains levées. Les comptes 2005 et 2006 sont approuvés à la majorité sauf 4 contre. Vote du quitus 2005-2006 : les adhérents sont contre. Vote du quitus pour 2006-2007, ils sont pour.

Monsieur De Vienne revient sur l’actif du compte de la SDA énoncé : “Si mes calculs sont bons, y’en a pas pour longtemps”. Le commissaire aux comptes rassure : “Tranquillisez-vous, on a fait ce qu’il fallait, on est pas encore en alerte”. Il poursuit : “les frais de fonctionnement sont importants mais il y a peu de ressources régulières”. Il précise que le président paie rapidement les factures mais que certains membres du CA ne sont pas toujours d’accord.

Selon la loi en vigueur les legs doivent être revendus avant deux ans. Le président explique : “Je veux de l’argent pour les animaux. Nous sommes contre les euthanasies, sauf si un animal souffre, on prend avis du vétérinaire. Je veux que le refuge soit le number one à moindre frais”.

Bénévoles “des rues”

Suite à une demande du très actif capteur d’animaux “des rues”, monsieur Frésia, Patrick Villardry assure que “si demain y’a assez d’argent, je ferai des bons pour la nourriture des animaux errants”. Une adhérente confie que les bénévoles qui nourrissent les chats n’ont aucune reconnaissance alors qu’ils s’occupent des chats errants de la ville de Nice. Applaudissements.

Une autre adhérente demande à Villardry comment il a réussit à faire bouger les membres du CA qui ne faisaient rien lorsqu’ils occupaient déjà leurs fonctions sous les autres conseils d’administration. Il lui répond sur sa capacité de charme, “moi je fonce ! Mon but est que enfin cette SDA de la 5ème ville de France retrouve son blason, ça c’est mon leitmotiv”.

“Pourquoi la ville de Nice n’a pas de capteur ?” interroge à nouveau monsieur Frésia.  “Justement c’est un gros problème, j’ai posé la question”, lui répond le président avant de conclure : “Si on a les moyens d’embaucher, on fera en sorte que se soit pour un poste de capteur, on le soumettra au CA”.

Immobilier à vendre

Madame Elissalt demande l’autorisation aux adhérents d’aliéner des biens immobiliers à vendre :

- succession Schmit (studio-parking à rénover) estimer à 58 000 € en 2006 et déjà un acquéreur à 100 000 €. Aux informations livrées publiquement par madame Huberman, le président rétorque : “vous semblez bien au courant de données que je ne connais pas !” Et avec ironie, “ha, je croyais que y’avait une taupe chez nous”. Vote : majorité de l’AG pour et un contre.

- succession Castille + 2 terrains inconstructibles : “on attend l’estimation du service des domaines et un meilleur prix de vente”, défend Patrick Villardry. Dossier non mis au vote de l’AG.

Madame Huberman remet l’histoire de monsieur Torino à l’ordre du jour. Le président précise clairement : “la plainte a avorté car Torino s’est mis les 50 000 € dans la poche pour enlever sa plainte... mais la SDA d’aujourd’hui poursuit la plainte jusqu’au bout”.

- terrain du mont Chauve : acquis en 2004 pour 20 000 €, “on demande à le vendre si on a une fragilité de trésorerie”. Monsieur De Vienne rebondit : “si y’a une fragilité de trésorerie, la SDA compte donc sur 20 000 € pour tenir mais cela ne représente qu’un mois de fonctionnement ?”. Madame Huberman fustige sur le coup d’arrêt du permis de construire, puis : “si vous pouvez récupérer les 20 000 €, je suis pour”. Vote général pour la vente.

Monsieur Lupo annonce qu’il faut élire un suppléant aux Commissaire aux Comptes et propose le cabinet Montodi à Nice.  Approuvé à l’unanimité.

Résultat du vote et bouquets de fleurs

La vice-présidente donne le résultat du vote des statuts  : sur 853 adhérents, 302 votants, 297 pour, 10 contre et 5 nuls. Nouveaux statuts adoptés.

Le président remercie les bénévoles et les adhérents, “car sans vous on est rien”. Il remet un bouquet d’oeillets à tous les bénévoles en commençant par Lili la doyenne, puis madame Llopis, Olga, etc.... Séance clôturée par la remise d’un bouquet d’honneur à madame Huberman, “on est pas rancunier”. Elle l’accepte. Monsieur Villardry poursuit, taquin : “continuer à cracher votre venin”.

Questions des adhérents

Interventions sur le captage des chats errants, leur stérilisations, la SDA doit demander un budget important à la ville. Le président est d’accord, “on a mis 24 000 € de bons de stérilisations. On va écrire à tous les maires et au conseil général pour avoir des sous, moi je suis prêt à descendre dans la rue. Croyez-moi la lettre que je vais envoyer va être salée”.

Madame Olivain, secrétaire-adjointe, intervient : “avec 50 000 € on peut empêcher la naissance de 10 000 chatons. Le refuge a permis de sauver plus de 150 animaux. Il faut donner pour les stérilisations qui rapportent plus à la protection animale”. Applaudissements.

Une autre adhérente intervient sur les formations données à Genêve au personnel. Débat animé. Le président affirme que c’est gratuit. Amélia Tarzi explique que Patrick Villardry lui a demandé de s’occuper des bénévoles et qu’elle a dit oui. Concernant le casier judiciaire demandé aux bénévoles : “pour les contrôles post adoptions en cours, les bénévoles vont dans le domicile des gens et oui il faut protéger la SDA. Et donner une formation aux bénévoles permet d’apprendre les bons gestes”. L’adhérente insiste : “ça ne sert à rien, il suffit d’aimer les animaux”.  Amélia et Patrick l’invitent à venir faire du bénévolat pour se rendre compte, au moins une fois.

L’avocate de la SDA revient sur le dossier plainte : “une plainte pénale avec constitution de partie civile a été déposée le 15 juin 2006 à l’encontre de monsieur Simmonet, la société IMP, monsieur Roges, madame Berrous, etc... plainte en cours d’instruction. La plainte déposée par moi contre monsieur Torrino est en cours d’instruction. La première audition s’est effectuée la semaine dernière. Plainte déposée aussi la semaine dernière aussi contre Tholozan, Blangino, Moujaes, pour escroquerie, abus de confiance, mauvais traitements et sévices aux animaux”.

18h30 environ. Assemblée générale terminée. Le président remercie à nouveau les adhérents et conclut : “je vous donne rendez-vous à l’année prochaine”. DD

Adopter un chat

DSCN3971
Siège social de la Société de Défense des Animaux (SDA)
38 bis, rue Maréchal Joffre
06000 NICE
Ouvert ts les jrs sauf week-end de 9h à 12h et de 14h à 18h
Tél : 04 93 88 71 47 - E-mail : sdanice2@wanadoo.fr


Adopter un chat ou un chien

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CHENIL DE LA CONCA

Chemin du Pueï de la Madone
06690 TOURETTES-LEVENS
(itinéraire signalé par des panneaux dès l’entrée dans le village)
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ouvert au public ts ls jrs de 14h à 17h
Tél : 04 93 91 01 13

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14 novembre 2007

La nouvelle SDA au Rendez-vous des Associations

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26 janvier 2007

ANIMAUX DE COMPAGNIE : ADOPTEZ ET STÉRILISEZ...

Dimanche 21 janvier au matin.
Une poignée de “Militants de l’Information pour la Protection Animale” (accrédités par l’association La Nation des Animaux) et une bénévole de la Société de Défense des Animaux de Nice (association invitée), débarquent, pieds de tables et cartons en mains, sur le trottoir du Parvis de l’Europe. La longue allée qui sépare les deux hôtels aboutit au Palais des Expositions où se tient un Salon d’exposition et de vente de chiots. Afin de respecter, à la lettre, l’autorisation d’occupation de l’espace public accordée par la Mairie, le stand est installé au bord d’une plaque gravée sous nos pieds. Sur la plaque est inscrit : Parvis de l’Europe.

Acte 1 : 10H15 Installation

Le stand est prêt. “Regardez la réalité en face”... sur les affichettes, le calvaire des chiens et des chat abandonnés : “seul derrière des barreaux  à attendre...” et/ou “la mort par injection” pour libérer de la place dans les fourrières et les refuges. Des tracts de l’association “One Voice” s’étalent sur une table : adoption, stérilisation, dénonciation des coulisses de la marchandisation des chiens, des chats et des animaux sauvages captifs. Sur l’autre table : plans d’accès du refuge de la Conca, photos de chiens et chats à adopter et quelques paquets d’autocollants, passés d’âge, de la SDA. Une documentation conçue pour enfants est également présentée.
Le message est clair : un animal n’est pas une marchandise jetable, échangeable et maltraitable. Capable d’émotions, d’attachement et de souffrances, l’animal doit être respecté dans ses besoins biologiques et physiologiques. L’achat ou l’adoption coup de cœur est à bannir.

Acte 2 : 10h30 Tentatives d’Intimidation

Cinq mines patibulaires déboulent sur notre stand. “Qui vous êtes ?”, interroge sèchement l’un d’eux sans dire bonjour. L’explication de l’objet de notre action ne se fait pas attendre. Riposte immédiate : “Ah mais vous n’avez rien à faire ici, c’est privé voyez-vous”. Notre autorisation signée par la mairie prouve pourtant le contraire. A l’unisson avec de ses “sbires”, il insiste. Qu’importe.

Quelques coups de talkie-walkie plus tard, flanqué d’une hautaine et agressive collaboratrice, le directeur du salon se joint à la mascarade. Les tentatives d’intimidation fusent pour nous faire partir. Rien n’y fait. Agacés, ils font appel à deux agents de la police municipale justement déjà là. L’emplacement de notre stand est on ne peut plus en règle avec l’autorisation de la Mairie. La police part. Frustrés, les organisateurs du Salon (SCO -Société centrale d’Organisation- spécialisé dans l’organisation de salons d’exposition et de vente d’animaux) renouvellent, à nouveau sans succès, leurs tentatives pour nous déloger. Leur tactique d’intimidation se fait pressante. “L’organisatrice” du stand reste ferme : “Maintenant ça suffit ! On a une autorisation de la mairie qui vient d’être positivement contrôlée par la police devant vous, donc rien, absolument rien ne justifie que l’on exécute vos ordres et que vous continuiez à nous harceler”. L’argumentaire de la collaboratrice arrogante ne se fait pas attendre : “Vous n’êtes vraiment pas crédibles avec vos tables toutes pourries au milieu du passage”. De son côté, le directeur tente de s’improviser apprenti espion en essayant de faire récupérer l’autorisation par ses hommes de mains, la sécurité. L’autorisation dans la poche, l’“organisatrice” campe sur ses positions : “On a pas à exécuter les ordres d’une société privée qui n’a aucun droit de regard sur l’occupation de l’espace public.” Rien y fait. Ils ne veulent pas nous lâcher.

Nouvelle tactique des doux organisateurs du Salon du Chiot : diviser pour mieux nous dégager ! Le tapis rouge peut nous être déployé. “Venez à l’intérieur, au chaud, on vous laisse librement une place pour installer votre stand sur de belles tables avec de beaux tissus pour les recouvrir”. Blanche Neige et les Sept Nains on connaît. La pomme empoisonnée on veut pas la croquer. Plus influençable, la bénévole de la SDA se laisse impressionner et tente de convaincre ses compagnons de stand. La zizanie s’installe. Une mise au point s’impose, en retrait pour discrétion : “Si tu veux partir ou les suivre, tu es complètement libre puisque notre action est bénévole et que vous n’êtes pas les organisateurs du stand. Ne te laisse pas impressionner. Tu l’as bien vu, on est dans notre droit”. Dépités par notre résistance, la bande de “cravates noires” s’en retourne dans son salon. Il est déjà 11h30.

Les visiteurs un peu plus nombreux viennent à notre rencontre : “c’est bien que vous soyez là !”, “vous avez raisons de sensibiliser les gens à se responsabiliser”... Beaucoup expliquent venir au Salon pour voir des chiots mais pas pour acheter. Certains, fièrement, nous présentent leur compagnon à quatre pattes, adopté dans un refuge. Dégoûtée, une éleveuse passe à côté de nous avec une chienne achetée la veille est déjà rendue. Un éleveur et un accessoiriste pour chiens viennent nous aboyer leur mécontentement : “nous sommes des passionnés qui faisons des kilomètres pour participer à cette manifestation”. Une militante rétorque, “c’est pas parce que vous venez de loin et avez payé votre stand qu’il faut être exempt de toute responsabilité concernant les abandons et les maltraitantes des chiens que vous vendez”.

Acte 3 : 12h30 Le Retour des Envahisseurs

Un pseudo pompier à la botte des organisateurs débarque sur le stand et exige qu’on lui montre l’autorisation pour prendre un soi-disant numéro. Rapidement, car exaspérée par leur manège, “l’organisatrice” du stand tourne les pages de l’autorisation sous le regard fort intéressé du pompier qui veut chercher lui-même. Refus catégorique et retour du sésame dans la poche. Fin du tour de manège. Nouvelles tentatives d’intimidation. Indifférence. Un homme de la sécurité tente sa chance, “vous faites quoi comme métier ? c’est quoi votre nom ?”. Pas convaincant. On lui tourne le dos.

Triomphal, le directeur du Salon resurgit. Leurs nombreux coups de fils ont payé. Ils ont fini par joindre un membre du Conseil d’Administration de la SDA. Non informé de la participation de son association à notre stand, le trésorier de la SDA s’entretient un instant avec sa bénévole par téléphone. Quelques instants plus tard il arrive. Le directeur du Salon jubile. Le grand chef va nous botter les fesses. Le “représentant” de la SDA tente de comprendre le problème face aux organisateurs exécutants à merveilles les diverses stratégies de communication. Dernier espoir pour eux. En aparté, notre nouveau venu est donc mis au parfum de la situation. Non habilité à prendre une décision, le trésorier s’en repart. Sa bénévole décide finalement de rester. Le directeur nous explique alors, très sérieusement, sa vision du monde : “les humains ont besoin des animaux et tant qu’il y aura ce besoin, il faudra en faire le commerce” ! Une militante lui réplique, “des éleveurs vraiment passionnés par leurs animaux les donnent et ne font pas du business avec”. Les organisateurs jettent l’éponge.

Acte 4 : 14h30 Du monde, du monde, du monde...

En début d’après-midi, accompagnée de proches, une bénévole de la SDA et le président du Collectif anti-corrida de Fréjus (CAC83) nous rejoignent sur le stand pour dialoguer avec les visiteurs de plus en plus nombreux sur le Parvis. Les gens apparaissent largement ouverts à notre action d’information et de sensibilisation. Une maman explique à son jeune fils pourquoi il ne faut pas cautionner ce genre de salon. Se présente aussi à nous un homme qui veut adopter un chien et nous demande l’adresse du refuge de la SDA. Un militant lui retire immédiatement le plan d’accès des mains lorsqu’il comprend que l’homme est un chasseur, adepte de la gâchette. Chargé du contrôle sanitaire des élevages, un fonctionnaire du Ministère de l’Agriculture nous rend visite. Il critique notre action et s’auto-satisfait de son travail avant de s’éloigner dans un bougonnement inaudible. Le trésorier de la SDA repasse nous faire un coucou de soutient. Nous arrivons rapidement en rupture de stock pour les plans d’accès au refuge. Une vieille dame semble très motivée pour adopter un chat du refuge présenté en photo. Des personnes déjà sensibilisées au respect animal ce joignent à l’attroupement.

Les lampadaires s’éclairent timidement sur le Parvis de l’Europe. L’horloge de la voie rapide affiche 17h45. Les visiteurs qui sortent du Salon sont plus nombreux et beaucoup tiennent une boule de poils et d’énormes paquets de croquettes dans les bras. Une cinquantaine de chiots ont été achetés au Salon dans la journée.

Deux jours plus tard... Une bénévole de la SDA nous apprend qu’ “il y a déjà une femme qui a acheté un chiot au Salon qui veut s’en débarrasser au plus vite. Elle vit dans un meublé et les animaux y sont interdits. En plus elle veut qu’on lui rembourse son chiot car elle n’arrive pas à contacter l’éleveur qui lui a vendu.”!

A l’heure actuelle, les organisateurs du Salon du Chiot s’en lavent les mains. La SDA c’est pour eux leur service après-vente !

Texte : Delphine et Guillaume
Photos : Guillaume et Karine (SDA)
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20 décembre 2006

ELECTION DU NOUVEAU CONSEIL D'ADMINISTRATION : L'OPPOSITION L'EMPORTE

Samedi 16 décembre 2006, Assemblée Générale de la Société de Défense des Animaux de Nice

Avec 3/4 d’heure de retard débute, sous l’oeil d’un huissier “commandité” par le président de la SDA, l’assemblée générale annuelle de la SDA. Plus d’une centaine d’adhérents présents.

Entouré de son avocat chargé des dossiers de justice de la SDA et du Commissaire aux comptes, M. Lupo, le président, Joseph Calza, présente son ordre du jour : bilans financiers 2004 à 2005 et 2005 à 2006 et renouvellement des 12 membres du CA.

Calza annonce d’entrée la couleur : “une grande partie du rapport financier concerne l’époque de madame Tholozan et j’avais accepté l’intérim depuis sa démission en mars 2006 jusque là”. Le conseil d’administration avait en effet désigné Calza qui occupait le poste de vice-président pour succéder à Tholozan. L’atmosphère de la salle dévoile une certaine tension pourtant contenue. Le président entame son rapport de présidence, “les travaux effectués dans des conditions qui ont amené un dépôt de plainte contre Simmonet. Et on a aussi changé la nourriture du fameux Moujaes”.

Concernant les dépenses de stérilisations, Calza explique, “la SDA intervient sur une cinquantaines de mairies pour aider à la capture d’animaux errants et aux stérilisations. Seules deux communes, La Trinité et Aspremont ont accueilli notre démarche avec beaucoup dintérêt”. Il lance dans la foulée, “ceux qui ont critiqué sans rien nous proposer ont fait perdre du temps”. On aurait put lui rétorquer, “celui qui a embauché une directrice fantôme à 3 000 € par mois a fait perdre de l’argent destiné aux animaux du refuge !”.

Quand parler d’argent fâche...

“Quand j’ai pris la présidence de la SDA, y’avait 500 000 €, on a quand-même fait nombre de travaux, il reste 500 000 € aujourdhui”
, débite, un soupçon tendu, le président. Lorsque la première question qui fâche s’échappe d’une adhérente, “mais je ne comprends pas : comment peut-il y avoir la même somme de 500 000 € sur le compte de la SDA alors que des travaux ont été faits au refuge et au siège ?”. Calza se cabre,  “des économies ont été faites”. Les adhérents n’en sauront pas plus. Le pacte de “non-agression” entretenu depuis le début de l’AG entre Calza et la majorité des adhérents s’éffiloche. Reproches, revendications et demandes de réponses franches fusent désormais des quatre coins de la salle.

Un adhérent, banquier, demande "qu'elle est la valeur de la directrice qui touche un salaire de 3 000 € ? Et que sont devenus les SICAV mis en banque et qui n’y sont plus". Applaudissements nourris dans la salle. “Quand je suis arrivé y’avait 500 000 € et aujourdhui y’a 500 000 €. Vous parlez dune époque ou y’avait 800 000 €” , clôture Calza. Cette époque ramène à la présidence de madame Tholozan.

“Mais vous étiez vice-président, vous êtes donc aussi responsable”, clarifie une adhérente. “Ils sont aussi responsables que moi”, se défend Calza, et de rajouter en direction de  monsieur Roux et  madame Ellisalt, “eux aussi étaient membres du conseil dadministration sous Tholozan”. Le banquier insiste, “où sont passés ses 200 000 €”?.

Une adhérente de l’opposition à Calza et Tholozan clarifie à son tour, “il y a une invalidation des comptes en cours”. Lupo, le commissaire aux comptes, confirme que les comptes 2005 ne sont pas validés car “il n’y avait pas eu de vote vu le brouhaha qui était ressorti de l’AG de décembre 2005”. Fameuse assemblée générale où les membres du bureau et Tholozan avaient déguerpi de la salle lorsqu’une adhérente, madame Olivain, avait souhaité lire aux adhérents la lettre de démission du docteur Bouhana, ex-membre du CA. Cette lettre dénonçait les griefs de ce vétérinaire à la retraite scandalisé par les mauvais traitements aux animaux et les mystères entourant la gestion des finances et des legs de la SDA.

Lupo reprend, l’argent est placé et sans risque. Il confirme, “80 000 € ont été perdus en action sous le règne de  Tholozan mais je n’étais pas encore commissaire aux comptes de la SDA”. Lecture du rapport financier et renouvellement des réserves formulées en 2005 sur la continuité des activités de la SDA vu les réserves financières actuelles. Le sujet tabou de la surfacturation de la nourriture faite pendant des années par Moujaes, le fournisseur officiel de la SDA, est remis sur le tapis. Peu concerné, Calza se contente de répondre “on n'a pas été vigilant”. Huée retentissante des adhérents. “Mais je ne suis pas le seul responsable, M. Roux ici présent aussi navait pas réagi”, se raccroche Calza.

Vous pouvez répéter la question ?

“Gros bordel” sur la question du quitus (acte par lequel la gestion d’une personne est reconnue exacte et régulière). Un adhérent fait remarquer qu’il faut savoir sur quoi exactement se prononcer. “La gestion financière a été approuvée par le commissaire aux comptes”, se veut rassurant Calza. Mauvaise implication flagrante dans ce dossier puisque Lupo lui rétorque immédiatement, “non  je l’ai pas approuvée car c’est pas mon rôle”. Un adhérent reproche à Lupo, “vous naviez qu’à démissionner en vous apercevant des problèmes financiers. Je n’approuve donc ni les comptes ni la gestion financière”. Applaudissements. “Je n’ai pas à m’initier dans les affaires de la SDA”, se défend Lupo qui admet “ne rien connaître en matière animale” et navait pas capté que le poste nourriture était trop important. Échec du quitus (exercice 2004 à 2005 et 2005 à 2006) rejeté à l’unanimité par les adhérents par vote à mains levées.

Le vote du quitus pour les administrateurs est également rejeté à l’unanimité. Calza fait remarquer que “des membres du CA de Tholozan, présents dans la salle, et se présentant sur la liste de l’opposition refusent le vote de leur propre quitus”. Pour prouver la spéculation engagée par la SDA avec l’argent des adhérents, Ralph Havot, adhérent banquier, déclare, “270 000 € de sicavs, actions... au 31 décembre 2005. Aujourdhui, y’a plus rien”. “Tholozan ou est passé l’argent ?”. Dépité il rajoute, “les 72 000 € on risque pas de les retrouver”. Comme d’une évidence, il poursuit, “Je suis intègre et que tant que je serai dans le CA on entendra plus parler de disparitions d’argent”. On regrettera que cette belle gageure ne fut pas d’actualité durant le rêgne de Tholozan.

La lettre

Théâtralement, Amélia Tarzi, les bras chargés de photocopies de la dite lettre, se lève et demande distinctement à Calza “où en est la plainte déposée contre Moujaes”. Dans la lettre du  21 août 2006, Calza écrivait à l’auditeur David W. Barnes : “je vous informe qu’une plainte avait été déposée le 19 juin 2006 afin de faire la lumière sur ces dossiers concernent les dysfonctionnements de la nourriture et des travaux exécutés au refuge de la Conca”. Planté au poteau, Calza ne sait que répondre et s’enlise. Il bredouille, reste coi, cherche ses mots. Les photocopies se retrouvent rapidement dans les mains des adhérents. Tarzi conclut : “donc pas de plainte contre Moujaes”. Subitement Calza s’enflamme, “moi je suis responsable de rien du tout”. Il hurle, “est-ce que quelqu’un ici m’accuse de malversations ou pas !”. Silence dans la salle.

Renouvellement des 12 membres du CA

Calza revendique
à nouveau qu’il ne se représente pas à se propre succession. Le Dr Bouhanna présente les membres de sa liste ainsi que la mission qu’ils sengagent à tenir s’ils sont élus. “Nous nous engageons à une transparence totale en dépenses financières. Un audit indépendant des comptes sera lancé si on est élu”. En profite pour justifier : “trois dentre nous ont fait partie de l’ex CA sous Tholozan. Moi-même j'ai démissionné et les deux autres sont restés courageusement selon mes conseils pour la relève d’aujourdhui”. Un nom inattendu, celui de Patrick Villardry, est annoncé sur cette liste. Rappelons que Calza l’avait nommé faisant partie de son Comité Scientifique et Technique. Présent à cette assemblée, Villardry sexplique en apartée : “J’étais pas au courant. Lors de ‘linauguration de la pénétrante à Cagnes-sur-mer, il ma demandé si je voulais faire partie de son comité scientifique et technique. Mais jai rien signé et j’ai pas donné mon accord. J’ai dit pas daccord avec l’embauche de la directrice qui n’y connaît rien en animaux. Je veux pas jeter la pierre mais les conditions que j’ai posées au nouveau CA, c’est un audit et du personnel compétent. Il faut virer le personnel en place. Si c’est pas tenu je partirai du CA. Mais les gens ont aussi droit à une deuxième chance”. Yolande Olivain précisera plus tard, “tout membre qui ne prendra pas sa tâche à coeur devra démissionner”.

C’est à bulletin secret que chaque adhérent à jour de sa cotisation votera pour la liste de son choix. Élue à 525 voix contre 84 pour Calza, la liste de l’opposition du docteur Bouhanna l’emporte haut la main.

La mission de ce nouveau conseil d’administration reste ardue : redresser la barre financière, réinstaurer la confiance envers les adhérents et donateurs, s’entourer d’un vrai personnel compétent, poursuivre les actions en justice engagées contre les “impunis”, licencier la directrice nommé par Calza et qui “mange” sans honte, chaque mois, l’argent destiné aux animaux et surtout s’assurer de la réelle possibilité de continuité de l’action de la SDA auprès des animaux en détresse.
Quant à madame Tholozan, monsieur Moujaes et compagnie... que la justice fasse son travail.

Delphine Delétang


LES 12 MEMBRES DU NOUVEAU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Roux Jean-Pierre (nouveau Président de la SDA de Nice) : ancien conseiller municipal de Nice et subdélégué à la protection animale

Alziari-Nègre Andrée (1ère vice-présidente) : médecin, conseiller municipal de Nice et  déléguée à la protection animale

Bouhanna Jean (2ème vice-président) : vétérinaire à la retraite

Havot Ralph (trésorier) : banquier

De Vienne Christine (trésorière adjointe) : ancienne directrice d’agence bancaire

Elissalt Janine (secrétaire) : cadre administratif et gestionnaire

Olivain Yolande (secrétaire adjointe) : assistante d’agence d’emploi et 30 années de protection animale de terrain

Chollet Catherine : 20 années d’expérience dans diverses associations de protection animales

Frère Michèle : infirmière

Ganancia Michèle : 25 années de protection animale de terrain

Villardry Patrick : sapeur-pompier, maître-chien et adjoint au maire de St-Laurent-du-Var

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08 décembre 2006

QUAND CALZA, PRÉSIDENT DE LA S.D.A. DE NICE, S’ADRESSE AUX ADHÉRENTS

Acte 1

Par lettre du 10 novembre 2006, Joseph Calza avait “le plaisir” d’informer ses adhérents de la tenue d’une Assemblée Générale de l’association le 16 décembre 2006. Jusqu’ici, rien à dire.

Suite à l’évocation de l’ordre du jour retenu pour cette dite A.G., un coupon, placé en fin de lettre, conviait les adhérents à retourner leur pouvoir de vote destiné au renouvellement des membres du Conseil d’Administration. Ouf !* 
Là, y’a à redire.
Aucune liste de candidats jointe à la lettre. Oubli (incompétence), ou stratégie calculée envers les autres postulants (manipulation) ? Aucune autre missive ne sera postérieurement adressée aux adhérents pour leur clarifier l’identité des différents candidats. L’erreur est humaine... admettons même qu’elle soit aussi politique.
Et Madame Stenghel, nommée directrice par le même Calza, a-t-elle également oublié ou n’a-t-elle fait que suivre les ordres ?* Rémunérée 3 000 euros par mois quand, dans le même temps, la SDA refuse de donner des bons de stérilisation pour cause de “pénurie financière”, cela ne mériterait-il pas au moins de rédiger correctement une simple lettre de convocation ? Nombre de demandeurs d’emploi seraient ravis de le faire, même pour un moindre salaire.

Acte 2

Afin de s’octroyer les faveurs des adhérents présents à la réunion du 1er juillet 2006, faisant suite à la démission de l’ex-présidente, Madame Tholozan, Joseph Calza avait déballé toute sa panoplie du parfait communiquant, appuyé d’un “je vous ai tout dit”. Flash-back...

Attaqué de toute part par des adhérents excédés par les tricheries, les détournements de fonds, les maltraitances envers animaux, l’incompétence des salariés du refuge et l’excès d’hibernation des membres du Conseil d’Administration en place, Calza, nouvellement élu comme président après avoir été vice-président de Madame Tholozan, s’était voulu rassurant.
Fier, il revendiqua la création d’un Comité Scientifique et Technique soigneusement choisi dans ses connaissances. “Je prends ma mission au sérieux”, insistera-t-il. Devant plus de 150 personnes, il annonça différents noms composant ce Comité, dont celui de Patrick Villardry, sapeur-pompier et maître-chien, bien connu par ici.

Acte 3

“Il faut sauver la SDA” titrait une nouvelle lettre reçue par les adhérents ces derniers jours. Celle-ci dévoile la liste d’une nouvelle équipe qui se présente au remplacement du Conseil d’Administration hibernant. Jusque-là rien à dire.

Pourtant, en fin de liste apparaît un nom qui selon toute logique n’aurait pas dû s’y trouver : Patrick Villardry. On s’interroge. Monsieur Calza aurait mis la charrue avant les bœufs en le nommant durant la réunion du 1er juillet. En est-il donc de même pour le reste des membres de son fameux Comité Scientifique et Technique (dont on ne sait toujours pas à quoi il sert) ?

Comme on dit par chez nous, méfi !

* (lire “L’Enquête dans les coulisses de la SDA” et le “bilan de la réunion du 1er juillet 2006” sur ce blog).

DD

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27 novembre 2006

Pour nos fêtes de fin d'année, les animaux vont encore trinquer

Communiqué action de rue le 9 décembre 2006 à Nice
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18 novembre 2006

SDA-refuge Conca : Bilan "sous" M. Calza, Conseiller Municipal Nice

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17 juillet 2006

DEUX POIDS, DEUX MESURES

L’annonce du très généreux salaire, 3 000 euros par mois, offert à la nouvelle directrice de la SDA par son recruteur, le nouveau président, continue de faire “hurler” les militants locaux de la cause animale.

Présidente de La Nation des Animaux(*), association type loi 1901 ne percevant aucune subvention publique ni privée, Karine Serfaty enrage : “j'en chiale! c'est ce que coute la vie de dix chiens en pension !!! et alzeri-negre va leur donner des subventions pour payer ça, pendant que mes klebards vont se retrouver à la rue la 1 er Aout ! je vais vomir....

(*) intervention sur des cas de maltraitances, abandons et replacement de chiens et chats dans toute la France.

APPEL A VOTRE BON COEUR !

Pour aider cette association a payer les journées de pension des chiens qu'elle n'a pas voulu laissée à l'abandon pour leur offrir une seconde chance, pour l'aider à payer les frais vétérinaires des stérilisations et soins divers des chats et chiens récupérés souvent dans des état alarmant...

Contacter : www.lesrefugesdelespoir.com (association dont le siège social est à Nice).

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